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Jean-Christophe Tixier à la rencontre de 8 classes de 4e et 3e

Par CHANTAL DURET, publié le mardi 9 juin 2026 13:06 - Mis à jour le jeudi 11 juin 2026 11:13
Ecrire, c’est comme sculpter le bois

Du 30 au 2 avril, nous avons partagé le parcours de Jean-Christophe Tixier, auteur de nombreux romans dont celui que nous avons étudié : Traqués sur la lande.

Ancien professeur d’économie, Jean-Christophe Tixier est aujourd’hui romancier (policier, historique…pour la jeunesse et pour les adultes), scénariste de bandes dessinées et de séries, conteur musical : ses textes lus en musique. Il a expliqué comment Jules Verne, Victor Hugo ou Émile Zola lui ont donné l’envie d’écrire.

Pour lui, écrire, c’est comme sculpter le bois : "Je me compare à un ébéniste", nous a-t-il confié. Chaque phrase, chaque personnage, chaque moment sont taillés avec soin. Et tout a commencé par un texte offert à sa famille, l’histoire de sa grand-mère et de sa voiture en 1940. Cette histoire sera peut-être ré-éditée prochainement ! 

Selon lui, l’inspiration ne vient pas d’ailleurs, elle naît de tout ce qu’on voit, entend, ressent dans la vie. Tous ces moments sont notés sur son téléphone, plus pratique pour retrouver ses idées !!!

Son roman Traqués sur la lande est né d’une colère profonde en écoutant le poème La Chasse aux enfants de Prévert. Ses recherches l’ont conduit à Belle-Ile en mer, à Montpellier où les bagnes pour enfants de 9 à 12 ans existaient. La découverte de la fiche de Pierre Olive, orphelin, condamné à mort pour un vol de nourriture, l’a profondément marqué. Il ne reste de lui que son identité civique, sa description physique et la cause de sa mort. 

Dans son roman, la fin reste en suspens : il préfère laisser une chance à ses héros….

Ses conseils aux jeunes ? 

"Écrire souvent, 

Partir d’un 'et si'… tout peut être différent avec un si’ , 

Être empathique :

Partager et faire partager des émotions, 

Être curieux, 

Explorer l’envers du décor pour avoir tous les éléments et incarner ses personnages." 

Quant à l’IA, il nous met en garde. C’est parfois se sous-estimer que de l’utiliser comme une finalité.

 

Sa devise ? "Le seul échec, c’est de ne pas essayer."